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Music [news et reviews]

Mercredi 30 janvier 2008
Vous l'avez sûrement compris de puis un moment : j'adooooore les bilans de fin d'année, les classements, tout ça. Difficile de faire plus inutile mais moi ça m'éclate. Le pire étant qu'en regardant en arrière, je me rends compte que je n'ai jamais assez de recul sur l'année écoulée pour faire un classement correct. Par exemple, en 2005, il aurait fallu faire figurer Aerial de Kate Bush en haut de la liste, et en 2006 We share our mother's health de The Knife devrait être en bonne place dans le top des morceaux. Bref, c'est reparti cette année pour un top qui sera périmé dans six mois, même pas peur.

Les meilleurs albums :
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Le #1 est justement une séance de rattrapage de mon classement de l'anée dernière. Knives don't have your back est sorti en septembre 2006 au Canada mais en juin 2007 en France, alors je fais c'que j'veux.
Disons que cet album est tellement riche qu'il faut bien un an pour en saisir toute la profondeur. Du piano-voix qui peut sembler un peu répétitif au premier abord, mais qui livre un à un ses secrets... J'ai attendu juin 2007, lorsque j'ai vu Emily Haines en concert, pour l'adorer dans son intégralité, de coup de coeur en coup de coeur. L'EP What is free to a good home le complète à la perfection : la preuve en 16 chansons et un remix qu'Emily Haines est Dieu.

Image Hosted by ImageShack.us#2. Rufus Wainwright - Release the stars. J'ai récemment dédouvert ce chanteur que je ne connaissais que de nom ; je me suis bien rattrapé depuis. A ma première écoute de Release the stars, je me suis dit que ça ressemblait à s'y méprendre à des chutes de la BO de Moulin-Rouge. La comparaison est un peu réductrice, avec le recul,  mais disons qu'il y a une même tendance à la dramatisation, un fort côté théâtral chez Rufus Wainwright. Plusieurs chansons - les plus belles - finissent en apothéose où se mêlent des choeurs violents, un piano un brin maltraité et la voix surpuissante de Rufus Wainwright. Le reste du temps, Rufus fait le crooner sur de jolies balades ou sur le plus énergique Between my legs, un des morceaux les plus sexy de l'année.

Image Hosted by ImageShack.us#3. Pauline Croze - Un bruit qui court. Pauline Croze est un peu ma chouchoute de la "nouvelle scène française"... Après son premier album, qui a tourné en boucle un bon moment chez moi, et ses concerts qui m'ont laissé de très bons souvenirs, j'attendais beaucoup de son nouvel opus. Je n'ai pas été déçu : restant sur la voie amorcée en live par A l'évidence, qui s'est vue enrichie au fil des concerts d'un joli sample, Pauline garde son style et sa personnalité en fouillant plus loin ; l'instrumentation est plus variée, les mélodies audacieuses, les textes moins terre-à-terre... Un seul dérapage, Sur ton front, que je trouve très irritant. Les 11 autres morceaux sont autant de perles, avec une petite préférence pour le single Jour de foule et le très beau morceau offert par Arthur H à Pauline, Baiser d'adieu.

Image Hosted by ImageShack.us#4. Alex Beaupain - Les chansons d'amour.  J'ai assez crié sur les toits mon amour pour ce film pour que tout le monde comprenne qu'il serait en tête de mon top cinéma 2007. La BO ne mérite pas un tel traitement mais reste un des meilleurs albums de l'année : des morceaux de variétoche un brin désuets (Brooklyn Bridge, quelque part entre Michel Berger et Vincent Delerm), dans des tons acidulés malgré la gravité des textes, portés par une troupe d'acteurs qui se recyclent admirablement bien en chanteurs. Et évidemment, les images du film qui reviennent malgré tout en mémoire à l'écoute de l'album jouent en sa faveur... Si Alex Beaupain n'a pas le César de la meilleure bande originale, je vais manifester sur les Champs.

Image Hosted by ImageShack.us#5. Feist - The Reminder. Comme pour Pauline Croze, j'attendais beaucoup du nouvel album de Feist. Let it die - et je ne parle pas des tâtonnements de Monarch - était déjà excellent mais tout de même un peu bancal, souvent fait avec trois sous et un bout de scotch, ce qui lui donnait un certain charme cela dit, et surtout déstructuré, moitié album personnel, moitié album de reprises. The Reminder confirme le talent de Feist : c'est mieux produit, plus posé, plus riche, et ça se remarque notamment sur la seule reprise de l'album, Sea lion woman, morceau de Nina Simone dont Feist fait cette fois quelque chose de très personnel. Plus varié et plus pop que le très jazzy Let it die, accompagné d'un très bel artwork,

Image Hosted by ImageShack.us#6. Les Rita Mitsouko - Variéty. Depuis Cool Frénésie en 2000, la critique était rarement très tendre avec les Rita, et le public les boudait un peu... Variéty était donc leur grand retour en fanfare, avec un son plus brut, plus rock... L'album prend toute son ampleur en live, où des morceaux comme Berceuse, Rendez-vous avec moi-même, Ding dang dong ou encore Communiqueur d'amour n'ont rien à envier à Andy ou Marcia. Si on y perd un peu la pêche du live, la version studio est également excellente, le meilleur album des Rita depuis un bon moment (bien que je sois un des rares inconditionnels de leur période 90-2000's). Seul petit bémol : la version anglaise, sortie quelques mois plus tard, est parfois mal ficelée, avec des couplets qui tombent mal sur le rythme, et le résultat est décevant. En revanche, l'EP The eye sorti à l'automne comporte 4 morceaux indispensables, notamment une nouvelle version du très joli Eleganto.

Image Hosted by ImageShack.us#7. Zazie - Totem. Après Rodéo, un album plutôt audacieux pour une chanteuse "grand public" comme elle, Zazie revient à quelque chose de plus classique avec Totem. Pas question pour autant de renier ses petites aventures électro des dernières années, mais les voilà confrontées à l'univers de la Zazie des débuts, de Je tu ils  à Made in love. On retrouve des rythmes tribaux qui lui sont chers, des guitares ressorties du placard et toujours, derrière tout ça, le bidouilleur de talent qu'est Jean-Pierre Pilot. On bute sur deux ou trois textes un peu faciles et quelques ballades d'une mièvrerie insupportable (L'ange blessé, Duo, 07 Dec.), mais le reste relève le niveau, que ce soient les textes de J'étais là et de Je suis un homme, désormais son plus grand tube en solo, la douce hystérie de Na ou encore l'extrême sensualité de Totem. Au final, un album mi-figue mi-raisin et donc une petite déception, la barre étant très haute après Rodéo... Zazie aurait mieux fait de refiler L'ange blessé à Christophe Willem et de se garder Jacques a dit.


Image Hosted by ImageShack.us#8. Shivaree - Tainted love : mating calls and fight songs. Sortir un album de reprises après deux ans d'absence, c'est rarement un très bon signe ; c'est même carrément craignos question créativité, a priori. Heureusement, question créativité, on s'y connait chez Shivaree : après trois albums bourrés d'idées, on peut bien leur permettre une petite récréation. D'autant plus que ça leur réussit. Je dois avouer ne connaitre qu'un seul des douze morceaux repris et Shivaree a peut-être massacré des chefs d'oeuvre sans que je le sache, mais peu importe : dans le cas de Shivaree, ça ne s'appelle pas "faire un massacre" mais "s'approprier une chanson" (comme à la Nouvelle Star, mais en mieux).  Il n'y a qu'à voir le groove qui anime leur reprise de Don't stop 'til you get enough, à des lieues de la chanson de Michael Jackson, ou le fatras de sons qui recouvre presque Cold blooded, évoquant l'ahurissant Thundercats de l'album Rough dreams, pour en être convaincu. Le reste baigne dans l'ambiance délicieusement rétro qui caractérise le groupe depuis toujours... A noter que la belle Ambrosia s'offrira en 2008 une parenthèse en solo avec la collaboration de Benjamin Biolay, qui figure déjà dans les crédits de Tainted love.



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#9. Kylie Minogue - X. Une grosse machine bien huilée, bien produite, sans surprises ni une quelconque originalité, et pourtant, unImage Hosted by ImageShack.us vrai bijou pop comme Madonna n'en fera jamais avec tous les Stuart Price du monde. #10. Brisa Roché - Takes. Tournant folk après le jazz de Soothe me et la pop de The chase, toujours une voix unique et une empreinte particulière. On se rapproche parfois de l'ambiance d'un film noir, pour retourner ensuite à de la folk un brin psychédélique, fleurs dans les cheveux et pieds nus dans la boue. Pas encore un coup de maître, mais il y a fort à parier que Brisa Roché continuera sur la pente ascendante.


Les médailles, c'est fait, envoyez les parpaings... Loin des 10 premiers cette année, Björk et CocoRosie, avec deux albums salement ratés en plein milieu de leurs discographies sans fautes jusque là. On peut pas avoir de bonnes idées (voire des idées tout court) à chaque fois.

Et comme j'ai un bon mois de retard et que 2008 est déjà bien entamée, on va passer de suite à ce qui s'annonce d'alléchant cette année : d'abord le quatrième album de Goldfrapp, Seventh tree (sortie le 25 février), qui a leaké sur le net il y a déjà un bon moment, et qui est bien parti dans la course pour se retrouver n°1 ici là la fin de l'année : on remet les pieds à Felt Mountain, mais cette fois au printemps et non plus à l'automne. Un album pas loin de la folk, toujours un peu électro et un peu torturé, avec le grand retour de la Goldfrapp diva après deux albums de murmures sensuels.
Côté français, Camille sera évidemment attendue au tournant avec son Music Hole (sortie en avril) qui, au-delà de son titre pourri, s'annonce assez fourre-tout, avec des bruits d'eau, de feu, de vent (Emilie Simon doit être dégoutée, elle avait le monopole), des percus, des trucs un peu exotiques, en tout cas un album plus extraverti, d'après Camille. Bref, ce sera peut-être très bien, mais ça me fait un peu penser à Volta pour le moment.
Un qui ne sera pas attendu au tournant tout simplement parce que personne ne le connait, mon Albin d'amour qui revient en avril aussi avec un album au titre qui lui va bien, Bungalow. Allez savoir pourquoi. Mais bon, ça sonne bien, c'est un brin désuet, du pur Albin quoi. J'adore d'avance.
Pour finir, deux grosses machines font leur retour au printemps : Madonna qui fêtera ses 50 ans avec encore un alboum qui s'annonce bien pourri, merci Timbaland, et Alanis Morissette qui nous servira une troisième couche de pop bien lisse et formatée avec Flavours of entanglement. C'est en tout cas ce que laisse supposer le premier extrait, Underneath, qui ne vaut pas mieux que la plupart des titres des deux derniers albums. On reste très loin de l'originalité et de la violence de Supposed former infatuation junkie. M'enfin on verra bien ce que tout ce beau monde nous réserve.

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Mercredi 5 décembre 2007

X

 Je vous rassure, ce titre d'article n'est pas une tentative désespérée d'élargir mon  lectorat en piégeant tous ceux qui cherchent "XXX porn" sur Gueugueule. X est tout simplement le titre du nouvel album de Kylie Minogue. Je sais, je ne vous avais jamais dit que j'aimais Kylie, mais bon vous auriez pu vous en douter, je suis pédé après tout.


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Je ne vais pas y aller par quatre chemins parce que ce n'est pas le genre de CD sur lesquels on fait des disertations en cinq heures : cet album est une bombe. Point.

Alors évidemment, du point de vue artistique, c'est le néant ou presque. Kylie bouffe à tous les râteliers, copie Madonna à tour de bras, picore un peu chez Goldfrapp, lorgne dans l'assiette de Timbaland ou des Black Eyed Peas. On s'en fout. Idem pour les textes qui tournent en rond sur 16 morceaux. "Oh yeah oh yeah le dancefloor i feel the beat and the music ooh baby le dancefloor baby baby i love you love you sur le dancefloor yeah". C'est vrai qu'au moment où même Britney se met à faire des textes sarcastiques (le très bon Piece of me -le texte, pas la musique- sur son nouvel album qui est pas trop mal non plus), ce genre de platitudes, c'est presque un tue-l'amour, surtout quand on sait ce qu'a vécu Kylie ces dernières années. En même temps, je crois que personne n'attendait un "album de la maturité" évoquant le cancer, la rupture, etc. Pour elle, mieux vaut oublier toutes ces merdes sur le dancefloor baby, "life's a bitch but so am I"... Et une fois de temps en temps, ça fait du bien d'écouter un album comme ça. On aurait bien tort de s'en priver.

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Mercredi 28 novembre 2007
 La dépêche est tombée cet après-midi ; à vrai dire elle n'est déjà plus de première fraîcheur.  Fred Chichin nous a quittés ce matin, foudroyé par un cancer qu'il avait pris sous son bras il y a deux petits mois seulement, 26 ans après la fameuse Marcia Moretto.

Après un fabuleux premier concert il y a un peu plus de six mois, j'avais retrouvé les Rita à l'Olympia, il y a deux semaines. En réalité, je n'y avais retrouvé qu'un des deux Rita, Fred étant déjà hospitalisé à ce moment-là. Catherine assurait le show comme à son habitude, c'est à dire divinement bien, mais l'inquiétude se lisait sur son visage dès qu'elle parlait de Fred ou qu'une chanson sentimentale faisait son apparition dans la setlist. Et voilà, aujourd'hui, ce que laissaient présager les yeux humides de la patronne s'est avéré. Évidemment c'est d'abord à elle qu'on pense aujourd'hui... C'est bête à dire, ça ne sert à rien, mais tous les fans sont "là" pour la soutenir.

Pour la première fois, le décès d'une célébrité me laisse un grand vide. Pas besoin de faire une hagiographie de A à Z pour se rendre compte que la chanson française perd un grand bonhomme : il suffit d'écouter quelques morceaux de la discographie du groupe. C'est ce à quoi j'ai employé mon après-midi, avec quelques larmes aux yeux, parfois...Fred Chichin est mort, les Rita Mitsouko aussi, restent des morceaux fabuleux et, pour moi et des milliers d'autres, des souvenirs inoubliables. Continuer à écouter leurs albums, se rappeler leurs concerts, c'est ma toute petite révérence personnelle, mais ça vaut tous les hommages aseptisés de journaux télévisés.

C'est comme ça, aaah la la la la...

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Mercredi 11 juillet 2007
Ne faites pas attention à moi, je passe juste arroser les plantes et je repars... Hop, poser les clés douuuucement, enjamber avec précaution  un commentateur qui ronfle au milieu du salon... et surtout faire attention au compteur de statistiques qui, s'il renifle ma présence, va se mettre à hurler "nombre de visiteurs en baisse! nombre de visiteurs en baisse!" et réveiller tout le quartier.
enfin non d'ailleurs, des visiteurs y en a encore plein. je me demande ce qu'ils attendent, ce que vous attendez. enfin vous faites bien ce que vous voulez, hein. mais puisque vous êtes là, vous aurez remarqué que le nombre d'articles est, lui, bel et bien en baisse. c'est pas l'envie qui m'en manque, mais cet été je bosse (lalala petite parenthèse pour vous laisser le temps de digérer ça, car ça surprend beaucoup de monde... oui, oui, moi, j'ai un job d'été, pas des plus commodes en plus. ma cupidité me ferait faire n'importe quoi.), donc je manque de temps, et surtout de choses à dire. ça peut revenir dans trois jours ou dans trois mois, on sait pas.

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Mais on se fout un peu de l'état du blog et tout ça, je passais juste pour revenir un peu sur le fameux Volta de Björk... rassurez-vous, je n'ai pas changé d'avis et c'est quand vous voulez pour un nouveau round d'insultes outrancières. je voulais juste vous donner un petit lien qui, j'espère, redonnera goût à la vie à d'autres fans qui, eux aussi, ont pensé à la mort en écoutant Volta (et aussi à ceux qui ont pensé à l'éventualité du colis piégé, ça va de soi)
voilà donc la page d'un remixeur de talent, j'ai nommé DarkJedi, qui a plongé jusqu'aux coudes dans la bouillie de mamie Björk (il en fallait du courage ; mais bon, lui il aime ça) et l'a transformé en un album de remixes tout à fait sympathique, et meme plus que ça... le DarkJedi mix de Volta, c'est un peu l'album que nous annonçait mémé elle-meme : punchy, fun et commercial. Alors, vous qui avez renoncé à onduler de la nouille sur Dull flame of desire, tentez la version remixée, vous m'en direz des nouvelles!
J'avoue quand meme une petite préférence pour Innocence et Vertebrae by Vertebrae, qu'il ne faut pas comparer à la version originale (parce que là, quand meme, DarkJedi perd un point vu le chef d'oeuvre qu'est la version de Volta) mais dont il faut savourer la groovytude absolue.
Sur ce, prenez bien soin de vous et n'oubliez pas d'aller voir Les chansons d'amour une douzième fois avant qu'il ne soit plus à l'affiche (et s'il n'y est déjà plus, achetez le DVD du Labyrinthe de Pan, ça peut pas vous faire de mal).
Alors, j'ai coupé le gaz, la lumière... Mes clés... Allez, à la revoyure!

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Mardi 15 mai 2007
Histoire de casser mon image de gros con qui comprend rien à rien et qui critique tout pour le plaisir de critiquer qui me colle à la peau ces jours-ci, j'ai décidé d'être tout sucre tout miel le temps d'un article. Parce qu'en fait, j'a-dore le nouvel album de Feist. Bon, je me débarasse tout de suite de ma seule critique : Brandy Alexander est ennuyeuse à crever. Voilà, et maintenant que c'est fait, en route pour le pays des bisounours!

On m'a fait remarquer que c'est la deuxième fois que Feist fait un peu de la "publicité mensongère" pour son album : comme pour Let it die, elle a sorti un premier single (My moon my man) bien groovy, laissant attendre un album qui donnerait envie de remuer des pieds aux cheveux dans une atmosphère enfumée. Mais evidemment, The Reminder, c'est pas Confessions on a dancefloor. En même temps c'est un peu plus interessant que ça aussi.
Mais de là à dire que c'est un album mou, il y a un pas, ou deux. Il faut admettre que Let it die était dans l'ensemble parfait pour la sieste, mais les errances mélodiques à la Lonely Lonely ou les berceuses à la Now at last sont un peu éclipsées dans ce troisième album qui fait la part belle à des rythmes lents mais très balancés (Honey Honey en particulier), des sonorités un peu blues, bref des cadences tout en élégance et en nonchalance... La classe quoi!


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Ce qui ne veut pas dire que Feist a renoncé à des morceaux plus rythmés non plus. Ils sont assez rares mais inoubliables. D'abord I feel it all, une espèce de suite désabusée à Mushaboom, très pop, avec des petites envolées vocales qui redescendent au fond des chaussettes : un régal. Et puis la reprise du See-line woman de Nina Simone, transformée en Sea lion woman. Dans la lignée de When I was a young girl, c'est une chanson à la mélodie entêtante, qui baigne dans un inconscient collectif. Feist y apparait en initiatrice de cérémonie païenne, entourée d'hommes proches de la transe, fait des incantations, psalmodie... Un grand moment de mysticisme pop.

Allez, un bémol quand meme, mais c'est vraiment pour la forme : la rupture entre Let it die et The reminder que nous avait promise Gonzales n'a pas eu lieu. On retrouve plutot une Feist plus à l'aise en studio, mieux installée et plus à même de dérouler ses influences, ses gouts et son univers, sans pour autant sombrer dans un immobilisme casanier... Une évolution par petites touches, avec toute la discrétion dont est capable Feist. Si j'étais journaliste, je serais tenté de conclure en disant que c'est l'album de la maturité. Heureusement mon statut de blogueur m'évite de recourir à ce genre de poncifs. Je vais plutot terminer en vidéo, donc :
 

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