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Mardi 15 mai 2007
Histoire de casser mon image de gros con qui comprend rien à rien et qui critique tout pour le plaisir de critiquer qui me colle à la peau ces jours-ci, j'ai décidé d'être tout sucre tout miel le temps d'un article. Parce qu'en fait, j'a-dore le nouvel album de Feist. Bon, je me débarasse tout de suite de ma seule critique : Brandy Alexander est ennuyeuse à crever. Voilà, et maintenant que c'est fait, en route pour le pays des bisounours!

On m'a fait remarquer que c'est la deuxième fois que Feist fait un peu de la "publicité mensongère" pour son album : comme pour Let it die, elle a sorti un premier single (My moon my man) bien groovy, laissant attendre un album qui donnerait envie de remuer des pieds aux cheveux dans une atmosphère enfumée. Mais evidemment, The Reminder, c'est pas Confessions on a dancefloor. En même temps c'est un peu plus interessant que ça aussi.
Mais de là à dire que c'est un album mou, il y a un pas, ou deux. Il faut admettre que Let it die était dans l'ensemble parfait pour la sieste, mais les errances mélodiques à la Lonely Lonely ou les berceuses à la Now at last sont un peu éclipsées dans ce troisième album qui fait la part belle à des rythmes lents mais très balancés (Honey Honey en particulier), des sonorités un peu blues, bref des cadences tout en élégance et en nonchalance... La classe quoi!


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Ce qui ne veut pas dire que Feist a renoncé à des morceaux plus rythmés non plus. Ils sont assez rares mais inoubliables. D'abord I feel it all, une espèce de suite désabusée à Mushaboom, très pop, avec des petites envolées vocales qui redescendent au fond des chaussettes : un régal. Et puis la reprise du See-line woman de Nina Simone, transformée en Sea lion woman. Dans la lignée de When I was a young girl, c'est une chanson à la mélodie entêtante, qui baigne dans un inconscient collectif. Feist y apparait en initiatrice de cérémonie païenne, entourée d'hommes proches de la transe, fait des incantations, psalmodie... Un grand moment de mysticisme pop.

Allez, un bémol quand meme, mais c'est vraiment pour la forme : la rupture entre Let it die et The reminder que nous avait promise Gonzales n'a pas eu lieu. On retrouve plutot une Feist plus à l'aise en studio, mieux installée et plus à même de dérouler ses influences, ses gouts et son univers, sans pour autant sombrer dans un immobilisme casanier... Une évolution par petites touches, avec toute la discrétion dont est capable Feist. Si j'étais journaliste, je serais tenté de conclure en disant que c'est l'album de la maturité. Heureusement mon statut de blogueur m'évite de recourir à ce genre de poncifs. Je vais plutot terminer en vidéo, donc :
 

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Mardi 15 mai 2007

 

 
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Samedi 12 mai 2007

Il est trois heures du matin et j'ai envie de sauter partout et de dire beaucoup de gros mots. Je ne suis pas bourré comme on pourrait s'y attendre (ben oué, un vendredi soir), j'ai juste une bonne insomnie. Mais une carabinée là. Et ça me fait chier!!!

J' avais prévenu pour les gros mots, ça risque d'être une note au langage fort peu soutenu. En parlant de langage soutenu, j'ai ce foutu DST de stylistique et versification demain... sachant que j'ai capté un beignet au chapitre de stylistique de ce semestre, et avec moins de quatre heures de sommeil dans le pif, c'est pas gagné.

C'est bizarre d'ailleurs, ces insomnies arrivent toujours quand je dois me lever tôt le matin. Les autres soirs, je dors presque comme un bébé. Je dois avoir une angoisse chronique et existentielle de la sonnerie du réveil. Un problème d'Oedipe j'imagine. Finalement, le réveil me tient éveillé à l'avance, il est rétroactif en quelque sorte. Non, ça veut rien dire, tant pis.

Et puis pendant ce temps-là, il y en a une autre qui ne doit pas faire ses nuits, c'est la petite Lola qui vient de voir le jour (oh la jolie figure de style, nuit/jour, je suis diaboliquement doué, mais j'ai la flemme de chercher quelle figure c'est. en plus ce serait faire de la stylistique, et ça je refuse à cette heure-ci)... Je lui souhaite de ne plus jamais avoir d'insomnies une fois qu'elle aura des dents (c'est con ce que je dis, mais bon, disons que je suis la Fée dodo. hem... avec sa grande soeur qui est la Fée gnasse, c'est mal barré!)

Tant qu'on y est (comme ça c'est fait), dimanche j'aurai 19 ans. Bon ça va, pas de coup de vieux, en fait je me trouve frais et pimpant (hormis les cernes je veux dire), un vrai gamin. Et puis 19 c'est bien comme chiffre, je sors de l'âge cliché de la majorité et j'ai un an de répit avant l'autre âge cliché, 20 ans (l'âge où on est invincible et où on traverse les jours en chantant, tout ça). Et après ça, peinard jusqu'à la trentaine. Mais n'y pensons pas encore. Mes paupières sont lourdes, lourdes... Je voudrais dormir!


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Mercredi 2 mai 2007
Bon je vais jamais avoir le temps de parler des films que je vois en ce moment si je finis pas de parler de ceux de l'hiver... alors aujourd'hui je passe vite fait en revue les meilleurs qui restent et basta, bon débarras, tant pis pour les autres...

Je voulais surtout évoquer After the wedding, le genre de films qui passe totalement inaperçu à cause d'une très mauvaise distribution, d'une promo proche du néant et un pouvoir d'attraction assez faible sur le "grand public" (forcément, un film danois de 2h, sauf si c'est du Lars Von Trier, c'est à peu près invendable) malgré une nomination à l'Oscar du meilleur film étranger et
la présence de Mads Mikkelsen, le grand méchant du dernier James Bond, qui joue bien mieux ici évidemment.

Pendant dix minutes, je me suis dit "Mais qu'est ce que je fous-là?". La bande-annonce assez énigmatique m'avait donné envie de voir ce film, et je ne savais pas à quoi m'attendre. Ca commence comme ce genre de films que je déteste, type humanitaire avec un gentil européen qui aide les pitits nenfants indiens et qui se bat contre une méchaaaaante multinationale et lui demande des sousous pour pas que les pitits nindiens ils meurent de faim (et à la fin, dans la mesure du possible, le boss obèse de la multinationale crève d'un infarctus et le héros regarde un coucher de soleil sur le Gange avec une femme qu'il vient de rencontrer et dont il est éperdument amoureux).

Heureusement ça ne dure pas longtemps. De retour sur le sol danois, Jacob (Mads Mikkelsen donc, notre gentil héros) rencontre un riche PDG qui veut lui donner un peu de sa fortune et qui, au passage, l'invite au mariage de sa fille qui a lieu le lendemain. Jacob, retrouvant de vieilles connaissances, se rend alors compte qu'on ne l'a pas fait venir sans raison...

Commence alors le ballet des retrouvailles et des découvertes, avec beaucoup de pudeur et de sincérité. Des équilibres fragiles se créent entre les personnages, tous vulnérables sans être systématiquement torturés ou caricaturaux. C'est cette retenue et une certaine légèreté qui rendent ce film bouleversant et unique malgré son sujet déjà traité des centaines de fois.


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A des années-lumière d'After the wedding, j'ai aussi beaucoup aimé Music and lyrics (Le come-back), la dernière comédie romantique avec Hugh Grant. Ca n'est pas vraiment une surprise puisque j'adore ce genre de films où on sait dès la première scène comment ça va se finir, à condition du moins qu'ils ne soient pas trop sirupeux : Love Actually, Quatre mariages et un enterrement, Coup de foudre à Notting Hill, Bridget Jones... Indémodables! Et évidemment, le dénominateur commun à ces films, c'est Hugh Grant. Avec Music and Lyrics, il accroche donc une nouvelle grande comédie romantique à son palmarès. C'est encore une fois cousu de fil blanc, mais les dialogues sont excellents et les situations toujours délicieusement loufoques. Et le petit plus de ce film-ci, c'est qu'il est musical et que la BO est un petit bijou. Avec pas mal de second degré bien sur, mais des morceaux comme Pop! Goes my heart ou Meaningless kiss sont de vrais régals, atrocement ringards, mais de vraies tueries... Encore plus 80's que les vrais tubes 80's, un bonheur.

Enfin, comment l'oublier, le fameux La môme, plébiscité par la critique et le public. Inutile de dire que ça m'a énormément ému, que Marion Cotillard est exceptionnelle, que la réalisation est impeccables... Le seul petit bémol pour moi est ce parti-pris de ne pas raconter la vie d'Edith Piaf dans l'ordre chronologique. Rien de génant, ce n'était juste pas très utile : je pensais que l'on passerait des scènes de l'enfance à l'âge adulte par des liens logiques, et il n'en est rien... C'est meme parfois anarchique, et c'est plutot dommage en fin de compte.

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comme je ne peux pas me résoudre à zapper tous lesfilms auxquels je n'ai pas eu le temps de consacrer quelques lignes, voilà au moins quelques mots sur chacun d'eux :
Les ambitieux : tout le film repose sur Karin Viard... exceptée sa prestation, on oublie tout dès qu'on sort de la salle
Cashback : savant mélange de poésie et d'humour potache, un film à mourir de rire et à s'étouffer dans ses sanglots. Du Zach Braff, mais en bien.
Little children : conventionnel, déjà vu (en mieux), il ne vaut que pour l'interprétation de Kate Winslet
Snow cake : habile slalom entre les écueils du pathétique exagéré et de la morale simpliste, un film tout en douceur, très émouvant, avec une Sigourney Weaver superbe dans son rôle d'autiste.
Pars vite et reviens tard : l'imposture de l'année : une épidémie de peste dans le Paris d'aujourd'hui? une idée de départ bien prometteuse... Pas de bol, au bout d'une demi-heure, on apprend que les puces qui se balladent gaiement dans la capitale n'ont pas plus la peste que les acteurs n'ont de talent. Le reste est un polar pénible et lourdaud, ennuyeux et criard au possible.
Dreamgirls : malgré un début enthousiasmant rappelant parfois vaguement l'excellent Chicago, on se retrouve bien vite devant un défilé de mode qui pique les yeux, doublé d'un concours de beuglements parfaitement ridicule (et , comme aux Oscars, c'est Jennifer Hudson qui gagne) d'autant plus que les textes des chansons sont écrits aves les pieds
Le direktor : penser que Lars Von Trier avait fait une comédie était déjà assez rebutant, mais le résultat dépasse l'imagination. Des gags poussifs, des acteurs au bord de la crise de nerfs et un réalisateur bouffi de prétention prenant des poses de démiurge et exposant à brule-pourpoint sa théorie cinématographique.
Chronique d'un scandale : un sujet pas très original bien servi par des acteurs au diapason et une certaine subtilité... sans parler de la BO de Philip Glass
Les témoins : un film honorable si on tient compte du sujet, particulièrement casse-gueule. c'est plutot juste, bien qu'on n'échappe pas à un ou deux clichés.
Entre adultes : s'il bénéficie de circonstances atténuantes (tourné en deux jours avec des acteurs mateurs), ça reste un film sans intérêt à l'image laide, aux acteurs lamentables et aux dialogues risibles.
Par effraction : de quoi ravir les fans de Jude Law (et j'en suis) : il y est diaboliquement sexy. A part ça, c'est un film gentillet à la morale un peu concon.
Ensemble c'est tout : le premier film du printemps! je dois avouer ça se laisse regarder si on est d'humeur à supporter des personnages à baffer (le ronchon Canet, qui joue incroyablement mal et ferait mieux de retourner se planquer derrière sa caméra et l'insupportable bègue) et un scénario qui dégouline de niaiserie...

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Dimanche 29 avril 2007
Le voici le voilà le tant attendu nouvel album de la fée des glaces à l'eau, pas physiquement puisqu'il sort officiellement dans une semaine seulement, mais en mp3 puisqu'il a leaké il y a déjà quelques jours.
Bon, tant attendu, pluss tant que ça en ce qui me concerne, vu que les divers extraits m'avaient déjà un peu refroidi. Et là, l'album entier, c'est carrément la douche froide. Je vais pas y aller par quatre chemins, c'est une bouse. Une grosse daube. Une merde innomable. Voilà, c'est dit, maintenant je vais m'offrir le plaisir de cracher sur les titres un par un. Youpi!

Earth intruders
Premier single de Volta, j'en ai déjà parlé vite fait ici, donc je ne vais pas m'attarder dessus. Disons que la version album est quasiment identique à celle qui a été mise en vente sur iTunes, avec quelques bruits à la con en bonus. Bon, pour résumer la situation, Earth Intruders, c'est un morceau qui aurait pu être potable s'il n'y avait pas de très mauvaises ruptures de rythme qui donnent l'impression que des bouts de la chanson ont été mal collés les uns aux autres, si Björk ne hurlait pas à cracher ses tripes, si les paroles n'étaient pas un ramassis de clichés et si les Konono n°1 ne nous pétaient pas les c******* avec leurs pianos à pouces. Oui, ça fait beaucoup de si, ce qui explique pourquoi c'est un si mauvais titre...
A noter que la version album est suivie de deux minutes de bruit d'ambiance d'un port, cornes de brume et bruit des vagues inclus. Parfaitement, c'est ce qu'on appelle du remplissage.

Wanderlust
Un des rares titres qui remonte le niveau! Pas non plus un titre inoubliable de Björk, mais sympathique. C'est d'abord un des seuls titres de l'album où les beats sont interessants... Des beats lourds, en plusiquers couches, mais pas trop mis en avant. En un sens ça me rappelle Homogenic. D'ailleurs ça l'aurait surement vachement bien fait avec des cordes plutot qu'avec des cuivres. Mais on s'en sort bien vu que ceux-ci sont plutot légers par rapport aux horreurs que peut faire Björk avec une simple trompette.

Dull flame of desire
En parlant d'horreur avec des cuivres... Voilà un morceau pompeux et particulièrement pompant tellement il est bouffi de prétention... Sans parler du texte au comble du ridicule ("ah tes yeux mon amûr!")... A moins que ça ne soit à prendre au second degré, ce que j'espère un peu, mais qui ne changerait pas la qualité du morceau. Quant à Anthony, je peux décidément pas blairer sa façon de chanter. On dirait un veau. Meuh. Ca m'exaspère presque autant que la voix de Thom Yorke.


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Innocence
Avis aux amateurs, un concours est lancé pour réaliser le clip de ce morceau. Si j'y participais, je ferais un clip avec beaucoup de filles en sueur et en bikini. Quelque chose comme le Slave 4 U de Britney. C'est ça que ce morceau m'inspire... Un beat laid, qui ne bouge pas d'un poil en 4 minutes, une Björk qui couine comme une énorme pouf. Ca c'est sur, Timbaland a bien fait son boulot. C'est à chier.

I see who you are
C'est un peu l'antidote d'Innocence. Ne vous y méprenez pas, je ne veux pas dire que c'est un bon morceau, il est presque aussi mauvais que le précédent. C'est juste que niveau ambiance, on fait le grand écart. Nous voilà dans un salon de massage bobo, ou peut-être chez Nature et découvertes pour le côté exotique de la pipa. Allumez un peu d'encens et vous voilà prêt à apprécier ce morceau mollasson et inintéressant.

Vertebrae by vertebrae
Voilà un morceau qui a du perdre son chemin : il est franchement à part et surnage au milieu de la grosse bouillie qu'est Volta : c'est le meilleur morceau, et d'ailleurs il aurait certainement plus sa place dans Selmasongs... Les insupportables pouet pouet de DR9 sont parfaitement réutilisés ici : ils sont lourds, orageux, en parfaite adéquation avec le rythme martial. Le chant n'est pas plus mélodieux que ça, mais dans l'ensemble Björk ne semble plus trop savoir faire des morceaux à la fois calmes et mélodieux. Ceci dit ça passe très bien ici, contrairement à des morceaux comme Dull flame ou My juvenile, ou sur les albums précédents Harm of will, Sonnets ou encore Gratitude.

Pneumonia
Un autre bon exemple d'absence de mélodie identifiable... Ici c'est tout simplement ennuyeux à mourir. Sans parler du petit bruit de pluie qui est d'une inutilité assez exceptionnelle.

Hope
Les beats me rappellent ceux d'Headphones. Le reste est un second avatar d'I see who you are, en un peu plus rythmé : un extrait d'une mauvaise compilation de musiques du monde.

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Declare independence

D'après plusieurs critiques de Volta, Declare Independence était en quelque sorte la relève de Pluto. Je dois dire que le début (jusqu'à 1:40 en gros) est franchement séduisant. Tendu, tout en énervement contenu, avec des sons électroniques plutot sympa. Et puis là, patatrac, c'est la désillusion. Un beat grossier fait irruption et Björk, au bout de quelques secondes, se met à brailler en prenant un ton prétendument énervé, plutot énervant en fait... Alors oui, ça bouge bien, mais ça n'a plus rien d'énervé ou de sauvage, on perd toute la tension du début.

My juvenile
Encore un morceau sans mélodie, sans intérêt, avec en plus le retour d'Anthony. Quelque chose comme la synthèse de tous les mauvais morceaux mous de l'album. En ce sens, c'est une bonne conclusion.

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